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99% :

 

comment nous nous sommes


dé-sidérés


alors que tout le monde ne parlait plus que de présidentielle

et que ça nous semblait faire partie du problème

 

En 2012, certains se préparent à la fin du monde, d’autres, plus prosaïquement aux élections, d’autres encore n’attendent plus grand-chose du politique, semblent accepter d’aller voter pour le moins pire ou, pour beaucoup, de ne pas aller voter du tout.

Ne représentant ni un parti ni un syndicat ni un groupe d’intérêt particulier, nous irons voter, mais en faisant campagne pour une ambition qui ne craint pas d’être classée « utopique » : nous avons cherché les arguments que pourrait mettre en avant un mouvement pour une transformation radicale de nos modes de vie, en faveur d’une société à la fois plus libre, plus juste, et écologiquement soucieuse des générations qui viendront après nous.

A gauche, comment dépasser les divisions tout en composant avec les identités politiques en présence ? Peut-être en commençant par nommer ce qui pourrait les rapprocher.

Les bouleversements en jeu sont, selon nous, d’une envergure telle qu’aucune des forces politiques traditionnelles ne pourra agir sans réussir une alliance large, autrement dit, de quoi faire réellement masse et force en face des rouleaux compresseurs financiers.

Il s’agit bien, pour les 99% de la population - ici et là-bas - de définir les perspectives, les principes, les grandes priorités qui pourront faire cesser notre soumission à la logique suicidaire des 1% qui dominent les différentes sphères de pouvoir, politiques, médiatiques, économiques.

L’argumentaire que nous présentons vise à dé-présidentialiser autant que possible le débat politique. Argh, ça commence mal… Si vous lisez ces lignes après la présidentielle, cela n’a plus d’importance, si c’est avant, on ne parle que de ça, ou presque, quoi que l’on fasse...

La présidentielle, vue de la gauche, aura éventuellement une grande fonction : tourner la page du sarkozysme.

Tenant compte de cet objectif, il nous semble qu’une des mobilisations les plus pertinentes dans cette année charnière, est celle qui a commencé à réunir diverses dynamiques en faveur d'une Assemblée constituante. Une assemblée pour refonder la république en (r)établissant une distinction majeure : s’accorder sur ce qui relève du service public et du trésor public, remettre le pouvoir financier sous contrôle démocratique.

Réussir cet accord nous paraît impliquer, à minima, un programme commun à toutes les sensibilités de la gauche, et nous semble ouvrir sur des enjeux fort différents d'un casting présidentiel. D’où les propositions réunies au dernier chapitre.

Cet ouvrage est né d’une découverte : le mot désir trouve son origine étymologique dans le terme latin desiderare qui se définit comme la négation… de la sidération. Le propre d’une certaine gauche malmenée par la domination culturelle du néocapitalisme n’est-il pas d’être dans un état de sidération collective ?

 

Chiche, on se dé-sidère ?


ouvrage écrit collectivement, édité par la coopérative DHR disponible sur demande

ou en ligne :